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Un blason étoilé
Jean II le Bon institue en 1351 le premier ordre de chevalerie français : l’Ordre de l’Etoile. Cette compagnie de 500 chevaliers
s'engageait à se défendre
mutuellement à la guerre et à se faire tuer plutôt que de fuir. Le blason présente des étoiles d'argent dont le cœur est orné d’un soleil. L'écu est tenu par deux chevaliers de l'Ordre de l'Etoile.
La devise signifie «Les astres montrent la voie au Roi».



VISITES GUIDEES

La ville tire son nom de l’évêque de Rouen Audoenus Dado, également référendaire du roi Dagobert, qui vécut au VIIe siècle et fut connu sous le nom de OUEN et sanctifié. Une chapelle, édifiée sur le lieu de sa mort, est à l’origine du village de Saint-Ouen. A partir de la fin du XIIIe siècle, ce territoire champêtre, offrant une vue imprenable sur la Seine et sur Paris, devient un lieu de séjour prisé de la famille royale. Ainsi, en 1285, Charles de Valois, frère de Philippe le Bel, fait de Saint-Ouen sa résidence favorite.
En 1351, le roi Jean II le Bon y fonde le premier ordre de chevalerie français, l’Ordre de l’Etoile. Isabeau de Bavière affectionne particulièrement le village où elle possède un manoir, tout comme de nombreux seigneurs, au XIVe siècle.

Le village a pour seigneur, au XVIIe siècle, Seiglières de Boisfranc qui fait construire par l’architecte de Louis XIV, Antoine Le Pautre, un château de style classique. Les différents propriétaires de ce palais furent au XVIIIe siècle le duc de Gesvre, la marquise de Pompadour et le duc de Nivernais, qui y reçut Marie-Antoinette. Necker, banquier et directeur des finances de Louis XVI, achète également une demeure à Saint-Ouen. Les 700 habitants de Saint-Ouen vivent principalement de la culture du blé, de la vigne et des asperges.

En 1814, après l’abdication de Napoléon Ier, Louis XVIII signe dans l’ancien château seigneurial la "Déclaration de Saint-Ouen" qui fonde la Restauration.

Par la suite, le roi rachète la propriété, la fait détruire, et charge l’architecte Jean-Jacques Marie Huvé d’édifier un château destiné à sa favorite, la Comtesse du Cayla. Déjà à l’époque, Saint-Ouen est un lieu de promenade prisé des Parisiens qui viennent s’y détendre, en s’adonnant à la baignade, au canotage et à la dégustation des produits du terroir.


En 1830, un port-canal et des docks sont construits, à l’image des docks Sainte-Catherine de Londres. C’est le point de départ d’une
industrialisation précoce et rapide marquée par une grande diversité de productions : chimie, métallurgie… Des industriels connus marquèrent
Saint-Ouen, tel Godillot, qui a laissé son nom à la chaussure. Au fil des implantations d’usines, une population ouvrière s’installe à Saint-Ouen, se mêlant aux chiffonniers ayant élu domicile près de la Porte de Clignancourt.

Après la première guerre mondiale, de nombreuses entreprises s’installent : Citroën, Wonder, Martini,
Thomson-Houston… Depuis plusieurs années, la ville,
qui compte 40 000 habitants, évolue à grands pas.
Des équipements sportifs, culturels et sociaux de qualité ont été réalisés.
La ville industrielle s’est tertiarisée avec Sony, L’Oréal, S.V.P, le siège social de Citroën, Baccardi-Martini, le groupe de presse "Aujourd’hui-Le Parisien" mais aussi Gaz de France, Cetelem et plus récemment Nokia et Danone.
 
 
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